Habitat traditionnel du marais vendéen, la bourrine représente, un abri peu onéreux.
Dès le XVIIème siècle, le marais attire de plus en plus les populations pauvres.
Les constructions résultant de ce phénomène sont réalisées â partir des matériaux trouvés sur place.
La terre est prélevée sur place, mélangée à du sable puis mouillée. Brassée, elle est ensuite mêlée à des végétaux afin de pouvoir élever les murs par levées.
La couverture est entièrement végétale. Le roseau, présent dans le marais, sert de matière première.
A l'écomusée, trois types de roseaux sont utilisés pour les toitures: le sirpe , le phragmite et le tipha.
Poussez la porte de la bourrine à Chartier... et vous voici propulsé dans un intérieur typique du marais du XIXème siècle.
A l'origine, la construction se composait de deux pièces: la "chambre" et la grange pour les bovins et l'âne. Par la suite, une "petite chambre" vint compléter l'ensemble. Elle fut à la fois cuisine, boulangerie et buanderie. La disposition des meubles à l'intérieur de la bourrine obéit à des régles précises. Les lits â "quenouilles" sont situés de part et d'autre du foyer concentrant la chaleur. La surélévation des lits permet de s'isoler de l'humidité du sol en terre battue.
Un coffre-marche pied permet l'accès au couchage.
Le vaissellier et la table rectangulaire à barre-à-chat (entretoise) sont aussi des meubles communément trouvés dans le marais.
La couronne de mariée est une pratique fort répandue en France jusqu'au début du XXème siècle. Elle représente le souvenir gardé du mariage.
Placée dans un globe de mariée , la couronne en fleurs d'oranger symbolise la pureté de la mariée, tandis que les petits miroirs, ajoutés au fur et à mesure autour, représentent les enfants issus du mariage.